Comment notre jus d’orange devient neutre en carbone



Le jus d’orange est l’un des produits les plus prisés de notre gamme (nous ne révèlerons pas si c’est la version avec ou sans pulpe qui arrive en tête. Ce débat nous occupe déjà assez pendant la pause déjeuner). C’est pourquoi il doit aussi être le pionnier de la protection du climat. Si les oranges que nous utilisons proviennent d’exploitations durables depuis longtemps, à partir de 2022, notre jus d’orange devient même neutre en carbone. Youpi.

 


Qu’est-ce que ça veut dire, un «jus d’orange neutre en carbone»?

La première étape, c’est de calculer: nous avons estimé la quantité de CO2 émise au cours de la production de notre jus d’orange, de l’arbre à la bouteille. Avec nos partenaires de South Pole, nous compensons ces émissions en soutenant des projets qui absorbent la même quantité de CO2 ou évitent même que les gaz à effet de serre parviennent dans l’atmosphère. Et bien sûr, nous continuons de travailler en permanence pour réduire nos propres émissions de CO2.

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Comment nous réduisons nos émissions de carbone

Chaque bouteille de jus d’orange de 900 ml que nous remplissons est responsable de 900 g d’émissions de CO2. C’est déjà beaucoup moins qu’il y a encore quelques années, mais nous mettons tout en œuvre pour réduire encore ce chiffre. Par exemple, notre usine de Rotterdam, «le blender», fonctionne exclusivement avec de l’électricité issue de sources renouvelables, nous ne transportons jamais nos fruits par avion, et nous distribuons les smoothies et jus finis par monts et par vaux dans de jolies camionnettes électriques. Toutes nos actions sont détaillées à la page Changer le changement climatique.

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Comment nous compensons le CO2

Nous continuons de travailler sans relâche pour réduire nos propres émissions de CO2. Ce que nous n’arrivons pas à éliminer est compensé via le soutien de projets qui visent à absorber le CO2 contenu dans l’atmosphère ou même à éviter qu’il y parvienne. Avec nos partenaires de South Pole, nous avons trouvé trois super projets menés en Amérique du Sud qui permettent de compenser toutes les émissions de notre jus d’orange. Petite présentation.


Envira Amazonia Tropical Forest Conservation, Brésil

Ce projet vise à protéger et préserver environ 39 200 hectares de forêt tropicale au Brésil. Sur ce terrain initialement destiné au déboisement, des arbres continuent finalement de pousser, absorbant chaque année 1 259 000 tonnes de CO2. Et ce n’est pas tout: le projet est également bénéfique pour les populations locales, en leur offrant par exemple un meilleur accès à la formation et aux médicaments, ce qui améliore considérablement les conditions de vie dans la région.

 

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Guanaré Forest Restoration, Uruguay

L’élevage de bétail est très répandu dans les régions rurales de l’est de l’Uruguay. Or, les bœufs ont besoin de pâturages. De plus en plus de forêts sont donc défrichées pour être transformées en prés, alors même que les arbres ne dérangeraient absolument pas les animaux. Le projet Guanaré Forest Restoration protège les pâturages, y plante de nouveaux arbres et permet ainsi d’éliminer 127 000 tonnes de CO2 par an. Il contribue également à rendre l’industrie du bois uruguayenne plus durable et à créer des emplois pour les populations locales. Formidable.

 

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Vaupés Forest Restoration, Colombie

Ce projet protège la forêt tropicale colombienne et les peuples indigènes qui y vivent, en particulier dans la réserve de Vaupés, située dans le sud-est du pays. Alors que les habitants de cette réserve s’occupent de la forêt tropicale depuis des milliers d’années, ils sont confrontés à un déboisement galopant. Le projet les aide à empêcher ce désastre et à protéger leur lieu de vie. Ce sont ainsi 390 000 tonnes de CO2 qui sont économisées chaque année, avec un autre côté positif: le projet offre une formation aux habitants de la réserve, ouvre des sources de revenus, notamment pour les femmes, et contribue à la préservation de la culture et des coutumes des peuples indigènes de la région.

En savoir plus

 

 

 

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D’où viennent nos émissions et que faisons-nous pour les réduire?

Pour que notre jus d’orange puisse devenir neutre en carbone, nous avons d’abord dû déterminer quelle quantité de CO2 il génère. Nous avons donc tout calculé, de l’oranger à la bouteille finie. Dans ce graphique, vous pouvez voir quel pourcentage de nos émissions de CO2 est produit par les différentes étapes de notre chaîne d’approvisionnement. Et si vous voulez vraiment tout savoir, nous avons résumé les résultats ci-dessous avec encore plus de précision.

D’où viennent nos émissions et que faisons-nous pour les réduire?

Culture des ingrédients - 24% des émissions


Les oranges de notre jus sont cultivées en Amérique du Sud et les arbres sur lesquels elles poussent absorbent naturellement du CO2 dans leurs feuilles, leurs branches et leurs racines.
Toutes les oranges à partir desquelles nous faisons du jus sont soumises à la norme du Farm Sustainability Assessment de la Sustainable Agriculture Initiative. Cette évaluation contient 100 critères écologiques et sociaux contrôlés par des organismes indépendants, par exemple concernant notre efficience énergétique, la manière dont nous calculons nos émissions de CO2 et la part du renouvelable dans notre consommation d’énergie. 20% des terres sur lesquelles nos oranges sont cultivées sont par ailleurs des zones tampons naturelles. Ce sont des terrains qui protègent les prés, les forêts ou les cours d’eau des agressions de l’environnement.

Nous avons également réfléchi à des mesures nous permettant de réduire nos émissions à ce niveau de notre chaîne d’approvisionnement. Notre Farmer Innovation Fund en fait partie. Il s’agit d’une enveloppe de 100 000 euros qui aide les agriculteurs et agricultrices qui nous fournissent des fruits et légumes à rendre leur exploitation plus durable. Avec pour finalité non seulement d’améliorer la biodiversité de la région, mais aussi de leur assurer une meilleure qualité de vie. Via notre collaboration avec Emerging Leaders nous aidons par ailleurs nos agriculteurs et agricultrices à équiper leur exploitation face aux effets du changement climatique.

Tous nos fournisseurs clés participent à notre programme «Hero Supplier». Dans le cadre de ce programme, nous aidons nos fournisseurs à rendre leurs exploitations plus durables à divers égards, notamment en réduisant leurs émissions de CO2. C’est ainsi que nous savons par exemple que nos oranges sont pressées en jus dans des usines principalement alimentées par des énergies renouvelables.

Transport des ingrédients - 27% des émissions

Ensuite, les oranges rejoignent l’Europe en train, bateau et camionnette électrique, plus précisément jusqu’à notre usine de Rotterdam, le «blender». Les camionnettes électriques que nous utilisons pour ce trajet sont d’ailleurs les premières de leur genre en Europe, car elles fonctionnent exclusivement avec de l’électricité issue de sources renouvelables. C’est un jalon important pour nous, car cela signifie que, du port jusqu’au «blender», le transport des oranges ne génère aucune émission. Formidable.

Emballage - 18% des émissions

Nous faisons très attention à la manière dont nous emballons nos jus d’orange. Pour le moment, les bouteilles en plastique restent la meilleure solution pour nous, car elles sont très stables et hygiéniques et occasionnent peu d’émissions de CO2. Si nous passions aux bouteilles en verre, nos émissions seraient multipliées par trois pour la partie emballage.

Bien sûr, nous essayons malgré tout de limiter au maximum le CO2 produit par nos emballages. C’est pourquoi ils sont d’ores et déjà constitués à 50% de plastique recyclé, dont l’empreinte carbone est plus faible que le plastique vierge. D’ici à 2025, nos bouteilles se composeront à 100% de matériaux renouvelables, c’est-à-dire recyclés ou biosourcés. Ces dernières années, nous avons également allégé nos bouteilles. Par exemple, notre bouteille de 900 ml ne pèse plus que 34 g (contre 38 g en 2020). Cela permet de réduire la quantité de plastique utilisée de 10%, et donc les émissions de CO2 d’autant.

Nos principaux partenaires pour les emballages sont par ailleurs membres du  programme «Hero Supplier». Dans ce programme, nous aidons nos fournisseurs à rendre leurs entreprises plus durables et à réduire leurs émissions de CO2. C’est grâce à cela que nous savons par exemple que bon nombre de nos fournisseurs emploient d’ores et déjà des énergies renouvelables. D’ici à 2023, ils devraient tous s’être convertis.

Embouteillage - 2% des émissions

C’est dans nos installations de mélange et d’embouteillage que se rencontrent le jus d’orange et sa bouteille. Les machines de ces installations sont habituellement alimentées par de l’électricité et du gaz. Rien de tout cela avec le «blender», notre nouvelle usine neutre en carbone de Rotterdam: elle tourne à partir d’électricité issue d’énergies renouvelables et absolument sans gaz. Pour faire court: 100% de l’énergie consommée par le «blender» provient de sources renouvelables. Nous en sommes un peu fiers. Pour en savoir plus sur le «blender», c’est par ici.

Comme pour l’emballage, la plupart de nos partenaires d’embouteillage sont membres de notre programme «Hero Supplier». Dans ce programme, nous aidons nos fournisseurs à rendre leurs entreprises plus durables et à réduire leurs émissions de CO2. Jusqu’à maintenant, cela fonctionne très bien: 86% de nos bouteilles proviennent déjà d’usines employant des énergies renouvelables.

Transport des jus embouteillés - 15% des émissions

Quand notre jus d’orange quitte le blender, la plupart des bouteilles partent en camion réfrigéré jusqu’aux entrepôts d’une multitude de supermarchés différents. Nous travaillons en permanence pour améliorer les processus et notre réseau à ce niveau. En effet, notre objectif est qu’à l’avenir, nos produits voyagent le moins possible.

Toutes nos entreprises partenaires du secteur de la logistique sont aussi membres du  programme «Hero Supplier». Avec ce programme, nous aidons nos fournisseurs à rendre leurs entreprises plus durables et à réduire leurs émissions de CO2. Dans le domaine de la logistique, cela implique que nos partenaires utilisent des véhicules efficients, emploient des énergies renouvelables dans leurs entrepôts et forment leurs chauffeurs pour qu’ils aient les bons réflexes.

Logistique en magasin et jusqu’aux points de vente - 14% des émissions

Cette étape comprend le transport de nos jus d’orange jusqu’au supermarché, et l’énergie consommée en magasin pour maintenir le jus au frais jusqu’à ce que vous l’achetiez. La plupart des grandes chaînes de supermarchés dans lesquelles nos produits sont proposés à la vente disposent déjà de leurs propres Science Based Targets. Beaucoup d’entre elles se sont aussi engagées à utiliser des énergies renouvelables dans leurs magasins.

Utilisation par les consommatrices et consommateurs - Quelques petits grammes de CO2 supplémentaires

L’impact sur nos émissions de CO2 est ici bien plus réduit que précédemment. En effet, la plupart de nos consommatrices et consommateurs disposent déjà de réfrigérateurs basse consommation chez eux. Et notre jus d’orange étant frais, il reste de toute façon peu de temps au réfrigérateur en général. Au fait: si vous voulez réduire votre propre empreinte carbone, vous pouvez passer à un abonnement «énergie verte» pour votre électricité. C’est l’une des actions les plus efficaces que vous puissiez mener de chez vous.

Élimination de l’emballage - Quelques petits grammes de CO2 supplémentaires

Pour réduire notre empreinte carbone dans le domaine de l’emballage, il y a trois étapes clés: collecter, trier et recycler. C’est pourquoi nous sommes fans des systèmes de collecte qui appliquent ce principe, notamment celui des bouteilles consignées. En effet, cette méthode augmente considérablement le taux de recyclage par rapport aux autres systèmes. Nous nous engageons donc aussi pour la mise en place de davantage de systèmes de consigne. Voici également tout ce que nous faisons d’autre pour le recyclage.

Bureaux, voitures et voyages d’affaires - Non applicable

Certes, cette partie n’a rien à voir avec le pressage des oranges. Mais là aussi, nous générons des émissions, par exemple via le chauffage et l’électricité de nos bureaux, mais aussi à cause des voyages d’affaires en voiture, en train, en bateau ou en avion. C’est pourquoi nous avons aussi pris des mesures dans ce domaine pour réduire nos émissions. L’électricité de nos bureaux provient de sources renouvelables. Notre système de chauffage est encore au gaz, mais cela changera d’ici à 2030. Il y a peu, nous avons également réfléchi à de nouvelles politiques visant à pousser nos collaboratrices et collaborateurs à opter pour l’itinéraire le moins polluant lors de leurs voyages d’affaires.